Pour lancer sa start-up, investir ou travailler dans l’écosystème, mieux vaut en maitriser les codes et le langage. Comme tout secteur, l‘écosystème de start-ups a son propre jargon. A une différence près : les start-up ont l’innovation pour vocation. Un élément qui explique l’utilisation d’un langage nouveau et en mouvement.

  1. Start-up
    Une start-up est une jeune entreprise, sans passé, innovante et qui évolue souvent dans le secteur des nouvelles technologies. Elle présente un fort potentiel de croissance et est financée par des levée de fonds, et/ou des business angels. Jeune pousse, synonyme de start-up.
    Le start-upper est le fondateur de la start-up.
  2. Lifestyle business (entreprises de mode de vie)
    Ce sont des entreprises qui dépendent fortement des compétences, de la personnalité, de l’énergie et des contacts des fondateurs. Souvent, ils sont créés pour exercer des talents ou des compétences personnelles, réaliser un horaire flexible, travailler avec d’autres membres de la famille, rester dans une zone géographique confortable ou tout simplement s’exprimer. Mais sans l’implication personnelle profonde du fondateur, telles entreprises ont peu de valeur. Ce type d’entreprises à généralement un potentiel de croissance limité, car une telle croissance détruirait le style de vie que leurs fondateurs recherchent. Les Business Angels sont donc rarement impliqués dans ces entreprises.
  3. Entrepreneur, serial entrepreneur
    Dans l’écosystème, l’entrepreneur est la personne qui porte un projet, de l’idée à la commercialisation, en passant par toutes les phases de levée de fonds, pitch… On parle de serial entrepreneur quand une personne crée des start-ups de manière répétée et dans un temps réduit.
  4. Seed capital
    Le capital nécessaire pour le démarrage des activités d’une start-up, souvent trouvé dans l’environnement direct du fondateur (propres fonds, famille, amis). Aussi connu sous le nom « love money ». Normalement ce capital prend la forme de actions.
  5. Early stage capital
    Financement des premières étapes de la vie de la start-up, après avoir épuisé les sources de « seed capital ». Early stage capital peut être une participation ou un prêt, dépendant de la nature de la start-up
  6. Bootstrapping
    Lancer un projet d’entreprise sur fonds propres, sans intervention de tiers (hormis les éventuels associés) et sans apel à une aide financière, sous quelque forme que ce soit (prêt, investisseur, subvention, etc…)
  7. Business model
    Il s’agit de la description de la stratégie commerciale de la start-up, la manière dont elle va produire, réaliser des ventes et des profits.
  8. Cash burn rate
    Taux de combustion de la trésorerie. Ce taux se mesure à la vitesse à laquelle la start-up consomme les capitaux apportés par les actionnaires. Si le capital est épuisé, la jeune pousse doit commencer à faire des bénéfices, soit trouver du financement additionnel, soit mettre la clef sous le paillasson.
  9. Vérification diligente / Due Diligence
    La vérification diligente (due diligence) est une sorte d’« examen final » que l’entreprise réussit (en obtenant des fonds) ou rate. C’est l’ensemble des moyens utilisés par les investisseurs pour enquêter et déterminer les forces et faiblesses d’une entreprise. En outre, les investisseurs veulent connaitre les risques potentiels et identifiables de l’entreprise. Ce sont les procédures d’évaluation menées par l’investisseur avant toute prise de participation. Ils font partie d’un état avancé d’une négociation ou l’acheteur (investisseur) à accès aux documents originaux, a un droit de visite des sites, etc.
  10. Sortie (Exit)
    Survient quand les investisseurs dans une start-up sont en mesure de vendre leur participation dans la start-up. Les plus courants sortie sont : revente ou acquisition par un tiers, vente des actions à d’autre actionnaires, vente action à un tiers, introduction en bourse (IPO) et les rachats d’action par la direction (Management Buy Out - MBO).
  11. Term sheet
    Document résumant les principaux termes et conditions suivant lesquels l’investisseur en capital propose d’investir dans l’entreprise dont, entre autres, les conditions préalables.
  12. Lead investor
    Investisseur principal. Dans un tour de table visant à faire entrer de nouveaux actionnaires, le Lead Investor analyse l’entreprise et effectue les due diligences (voir plus haut) au nom de tous les investisseurs. Généralement il connaît bien le secteur dans lesquelles la start-up évolue. Il est souvent rémunéré pour ses efforts par les autres investisseurs.
  13. Crowdfunding / Crowd equity / Crowd lending / Crowd sales
    Après l’idée, vient le moment de la financer. Avant d’en arriver à la levée de fonds, le start-upper commence souvent par emprunter à ses cercles plus ou moins proches via les plateformes de crowdfunding (financement participatif par le don), crowd equity (les internautes deviennent actionnaires), crowd lending (les internautes deviennent votre banque) ou crowd sales (vente en avance, fréquemment combiné avec un don)
  14. Incubateur
    Comme dans une pépinière, l’incubateur a pour vocation d’aider les jeunes pousses dans leurs premiers pas. Les incubateurs proposent aux start-up un lieu où travailler, ce qui permet aux entrepreneurs de sortir de leur isolement. Dans certains cas, les incubateurs proposent des rencontres, des formations et offrent une visibilité aux jeunes entreprises.
  15. Accélérateur
    L’incubateur a rapidement été remplacé par l’accélérateur. Ce dernier a la volonté d’accompagner la start-up dans son lancement en se concentrant sur les aspects business. L’idée est de construire un modèle économique sain et viable.
  16. Fondateur
    Il est le créateur, l’initiateur de la start-up. Peut-être parce qu’il s’agit d’une entreprise nouvelle, le start-upper est appelé fondateur. Il est celui qui pose les bases de l’entreprise. Et en construit l’histoire.
  17. Pitch
    Souvent très travaillé, ce très court texte ou très court discours doit être capable à la fois de résumer le concept proposé par la jeune pousse, mais aussi son état d’esprit, et ses ambitions. Le pitch se fonde souvent sur un story telling marquant : une anecdote qui a poussé le ou les fondateurs à se lancer dans l’aventure. Le vocabulaire du pitch est choisi avec précision et originalité. Il doit être clair, consis et irrésistible.
  18. Le pitch deck
    Concrètement, le pitch deck est une présentation PowerPoint en 10 ou 12 slides. Le pitch deck contient les éléments clés et marquant du business plan d’une start-up. Un pitch deck doit être très vendeur, c’est presque une publicité de votre start-up. La forme est essentiel pour un pitch deck : elle doit être très attractif pour attirer l’attention des investisseurs. Le pich deck est très à la mode en ce moment, mais attention un vrai business plan reste indispensable. Le Business Model Canvas est un business plan de une page.
  19. Business Angel (BA)
    Il s’agit d’un investisseur providentiel ou ange investisseur. C’est une personne qui, en plus d’investir financièrement dans l’entreprise naissance, offre son expérience, son réseau, ses compétences aux jeunes entrepreneurs. Le Business Angel est une sorte d’ange gardien qui vient valider l’idée et permet sa réalisation.
  20. Venture Capital (VC) ou capital risque
    C’est l’activité qui consiste à financer en capitaux propres, ou presque, des start-up. L’investisseur en capital risque, apporte du capital à la toute jeune entreprise. A la différence du Business Angel, le VC agit au sein de fonds de capital-risque. Venture Capital a des couts plus élevés et pour cela entre dans le capital d’une entreprise normalement après les Business Angels
  21. Levée de fonds
    La levée de fonds est incontournable pour une entreprise qui se lance puisqu’elle ne peut encore mobiliser que peu d’argent, que ce soit par le prêt, l’apport ou les entrées d’argent dues à son activité. La levée de fonds est également importante en période de développement rapide de l’entreprise. Dans les accélérateurs, les start-upers sont obnubilés par la levée de fonds. Il y a plusieurs phases dans la levée de fonds :
    1. Amorçage (seed capital): financement destiné à une entreprise avant sa création.
    2. Création (capital de démarrage): l’entreprise est au début de son activité. Elle n’a pas encore commercialisé son produit. Le financement est destiné au financement du produit et à sa première commercialisation.
    3. Post-création : l’entreprise à déjà un prototype et a besoin de capital pour démarrer la fabrication et la commercialisation. Elle n’engendre encore aucun profit.
    4. Viennent ensuite les séries, on parle de levée de fonds en série A qui permet de s’orienter vers un nombre d’utilisateurs conséquent et une croissance de l’entreprise. En série B, le montant de la levée de fonds explose permettant d’exporter et d’implanter l’idée à l’international. On peut continuer longtemps dans les séries C, D, mais il est rare d’aller au-delà de la série E.
  22. Lean start-up
    Concept développé par Eric Ries dans son ouvrage à succès The lean start-up. C’est le moment clé du démarrage de l’entreprise qui consiste à identifier les problèmes et les solutions, la clientèle et ses attentes et besoins, identifier les coûts, les indicateurs clés et les sources de revenus. Bref, il s’agit de concevoir les produits qui répondront au mieux aux attentes des consommateurs avec un investissement initial minime.
  23. Valorisation
    La valorisation est la valeur de l’entreprise. Il intervient à plusieurs étapes de l’évolution de la start-up. Il s’agit de voir la rentabilité, les flux financiers futurs, comparer plusieurs entreprises du même secteur.
  24. IPO
    Initial public offering. L’entrée en bourse. La grande victoire !
  25. EBITDA
    Earnings before interest, taxes, depreciation and amortization. Indicateur clé de la performance d’une entreprise excluant les effets extérieurs
  26. CEO / CTO
    Chief of Executive Officer (CEO). L’ancien Président Directeur Général (PDG). Chief Technology Officer (CTO). L’ancien directeur technique ou scientifique. Les start-up adoptent une flat hierarchy, une hiérarchie plate qui n’aime pas le schéma vertical des entreprises classiques. Les CEO et CTO sont bien souvent les cofondateurs. Les personnes travaillant dans la start-up sont appelées, au moins au début, à être multitâches en raison du faible nombre d’employés.
  27. Growth / Growth hacking
    Littéralement, bidouiller la croissance. Ce sont des éléments et techniques marketing qui permettent d’accélérer la croissance.
  28. GAFA
    Les géants du web d’aujourd’hui ont été les start-ups d’hier. Google, Apple, Facebook, Amazon.
  29. SEO
    Search Engine Optimization. C’est l’optimisation pour les moteurs de recherche, et notamment Google. Il s’agit d’améliorer la visibilité des pages web grâce à l’utilisation de mots-clés, de balises, de liens… Il possède une vaste expérience bancaire en République Démocratique du Congo qui culminera par la direction d'une des banques africaines de détail.
    Fort de cette expérience, il est aujourd’hui Co-Fondateur et Directeur Général de Sycomore Venture, porteuse de deux projets : à savoir IngeniousCity, un incubateur pour start-ups d’une part et d’autre part, Sycomore Venture Investment, qui conseil et investi dans la phase de démarrage de ces jeunes pousses.
  30. Hacker
    Hacker n’est pas utilisé ici dans le sens de l’informaticien qui crée des programmes informatiques ou cherche à contourner les protections logicielles et matérielles. Chez les start-upers, l’idée est de « hacker sa vie », selon Rachel Vanier, ou trouver des solutions pour être plus productif, plus efficace.
  31. Scalable / Scalabilité
    Ce calque de traduction désigne le changement d’échelle. C’est la capacité du produit de s’adapter au changement d’échelle et de grandeur quand la start-up prend de l’ampleur.
  32. Traction
    C’est la capacité de la jeune pousse à attirer de plus en plus de monde et de revenues. Les start-up sont donc très présentes sur internet et sur les réseaux sociaux afin de parler d’elles.
  33. FOMO / FOBO
    Fear of missing out ou FOMO, la peur de louper quelque chose qui pousse à être tout le temps connecté sur tous les réseaux à la fois. Le FOMO s’accompagne de FOBO Fear of being offline.
  34. Business model canvas (BMC)
    Business plan d’une page, présenté dans une manière très condensé et pour cela un outil puissant pour focaliser les activités d’une start-up, ainsi qu’expliquer quel est le raison d’être de l’entreprise